Indispensable étape de professionnalisation après des études de sciences sociales, le master pro ethnologie de Paris Descartes offre une spécialisation d’anthropologie appliquée aux métiers de la culture, du patrimoine et du tourisme. Il forme de jeunes professionnels compétents pour identifier, étudier et valoriser les cultures vivantes et populaires, les patrimoines immatériels, naturels ou alternatifs.

Une formation théorique et pratique

• Une formation croisant connaissances ethnologiques, expertises et gestion de projet.
• Des enseignements dispensés par des universitaires et des professionnels reconnus et expérimentés.
• Deux stages, de nombreux exercices pratiques, un suivi individualisé.
• Des professionnels de la culture et du patrimoine qui sont aussi des ethnologues
• Des professionnels du tourisme au cœur de l’emploi de demain.
• Une formation à l’informatique et au monde numérique appliquée à la recherche et à la gestion de projet.
• Des conditions de travail de grande qualité, dans une université réputée membre de Sorbonne Paris Cité, au cœur de Paris.
• Les frais d’inscriptions d’une université publique.

Les objectifs

• Proposer aux étudiants en ethnologie et en anthropologie sociale une formation professionnelle en relation avec leur choix disciplinaire initial.
• Ouvrir les portes de l’anthropologie appliquée aux étudiants de sciences sociales motivés.
• Faire connaître et reconnaître la pertinence de l’expertise ethnologique dans le monde de la culture, du patrimoine et du tourisme.
• Former de jeunes ethnologues professionnels à toutes les étapes de la gestion de projets culturels, de l’inventaire patrimonial à l’évaluation critique.

Des compétences multiples

• Compétences théoriques et scientifiques : consolidation des connaissances de l’anthropologie sociale afin de disposer de l’équipement intellectuel nécessaire à toute expertise.
• Compétences méthodologiques : réalisation d’enquêtes personnelles et collectives pour expérimenter les techniques de l’enquête ethnographique.
• Compétences rédactionnelles : réalisation de mémoires, d’exposés et de dossiers, pour apprendre à partager, restituer et valoriser son travail.
• Compétences professionnelles : deux stages en M1 et en M2 pour connaitre et expérimenter différents milieux professionnels, en France et à l’étranger, le programme Migrantour pour mener à bien un projet, de sa conception à sa valorisation.
• Compétences relationnelles : apprendre à travailler avec ses camarades, les partenaires et les bénéficiaires des projets, dans le respect de la diversité de chacun.
• Compétences techniques : des enseignements en méthodologie de projet, en muséologie, en droit, en informatique, en communication pour maitriser les métiers de l’expertise, de l’enquête préalable à l’évaluation postproduction.

Une grande diversité d’offres de stage, en France et à l’étranger

Les étudiants peuvent réaliser leurs stages dans les parcs naturels régionaux, les musées et les centres d’interprétation, les bureaux d’études, les tour-opérateurs, les agences et associations de voyages, les offices et comités de tourisme, les municipalités, les acteurs de la net économie et les start-up dédiées au voyage… Les étudiants sont incités à réaliser au moins l’un de leurs deux stages à l’étranger. il est également possible de réaliser une partie de son cursus à l’étranger, dans le cadre d’un Erasmus ou au sein de l’une de nos universités partenaires.

Des partenaires et des intervenants professionnels à l’écoute des étudiants

De nombreux partenaires interviennent dans la formation et/ou proposent des stages  : Agence Bastina (programme Migrantour), Agence In Extenso, ATR (Agir pour un tourisme responsable), Cité de l’histoire de l’immigration, CDT de Seine-Saint-Denis et du Val de Marne, Ethnologues en herbe, Mairie de Paris, Ministère de la Culture, Musée de l’Homme, OTCP…

De nombreux métiers possibles

Le diplôme du master pro ethno de Paris 5 permet d’accéder à l’ensemble des métiers concernés par l’expertise ethnologique, dont la recherche : agent de développement du patrimoine ; chargé d’étude ou de mission dans le domaine de la culture, du tourisme et/ou de l’environnement ; concepteur, rédacteur ou médiateur culturel pour tout support de restitution des recherches ethnologiques (expositions, circuits, applications en ligne etc…) ; responsable de l’animation ou de la gestion culturelle et touristique, chargé d’étude, de faisabilité ou d’impact, guide-interprète-conférencier, doctorat CIFRE (convention industrielle de formation par la recherche), etc.

Une organisation par semestre afin d’optimiser la formation

Les cours ont lieu de septembre à fin janvier afin de permettre aux étudiants de réaliser pleinement leur projet de stage d’une durée de 2 à 6 mois, entre février et mai. Les contrats en formation continue, en alternance ou de professionnalisation sont possibles dans le cadre de cette organisation semestrielle.

Des étudiants motivés

Réservé à une quinzaine d’étudiants par promotion, l’accès se fait en M1 (pour les titulaires d’une licence en sciences sociales ou d’un diplôme jugé équivalent) ou en M2 (pour les titulaires d’un Master 1 en ethnologie ou d’un diplôme jugé équivalent).

Le recrutement se fait sur dossier, au fur et à mesure des candidatures, dans la limite des places disponibles.
Ne tardez pas !


UE 1 Ateliers de préparation, suivi mémoire (TER)

À la fin du premier semestre du M2 (comme du M1) les étudiants devront remettre un rapport d’étape de leur recherche de mémoire (voir T.E.R. – Travail d’Étude et de Recherche). Le TER, comme le Mémoire, est préparé sous la direction d’un des enseignant-chercheurs de l’équipe pédagogique du master (voir « Enseignants »).


UE 2 Anthropologie politique (Resp. V. Robin)

ECUE Anthropologie politique (V. Robin)

Objectif :

  • Introduire les étudiants aux principaux auteurs et problématiques du champ des études anthropologiques de la violence, de la guerre et des sociétés « post-conflit ».
  • Présenter les concepts, théories, objets et outils méthodologiques mobilisés dans l’étude des phénomènes de violence.
  • Analyser les modalités, les causes et les séquelles de la violence sur le plan socioculturel en s’appuyant sur des études de cas de différentes régions du monde.

Contenu : De quelle façon la violence s’est-elle progressivement constituée en objet de recherche légitime en anthropologie ? Comment cette discipline aborde-t-elle le champ de la violence – structurelle, en temps de « paix », ou extrême, en temps de guerre –, phénomène de déstructuration mais aussi de (re)structuration des rapports interindividuels et de l’ordre du monde ? Comment appréhender les processus mémoriels de la violence, notamment politique ? Quel éclairage l’anthropologie fournit-elle à la compréhension des sociétés « post-conflit » ? On alternera discussions autour de textes théoriques fondamentaux dans l’étude des différentes manifestations de la violence et de ses traces et études de cas ethnographiques. On abordera également les questions d’ordre méthodologique qui se posent au chercheur confronté au thème de la violence : travailler en « terrain miné », en temps de guerre ou de post-conflit, en situation de violence extrême ou structurelle, gérer le rapport aux enquêtés, qu’ils soient victimes ou bourreaux, mettre en danger ses interlocuteurs / se mettre soi-même en danger, etc.

Indications bibliographiques 

  • BOURGOIS Philippe et SCHEPPER-HUGUES Nancy (eds.), Violence in War and Peace. An Anthology, Wiley-Blackwell, 2004.
  • CLASTRES Pierre, Archéologie de la violence. La guerre dans les sociétés primitives, Aube, 2013 (1977).
  • FASSIN Didier et RECHTMAN Richard, L’empire du traumatisme. Enquête sur la condition de victime, Flammarion, 2007.
  • HÉRITIER Françoise (ed.), De la violence, Odile Jacob, Paris, 1996.
  • NORDSTROM Carolyn & ROBBEN Antonius (eds.), Fieldwork under Fire. Contemporary Studies of Violence and Survival, University of California Press, 1995.

ECUE Territoires, pouvoirs et migrations (O. Leservoisier)

Objectif : Présenter les principales approches sur les migrations internationales afin de proposer une série de réflexions sur les rapports entre mobilité, pouvoir et territoire.

Contenu : À partir de l’exemple des migrations des gens de la vallée du fleuve Sénégal (Haalpulaaren, Soninké, Wolof), il s’agira de rendre compte des transformations des migrations dans le temps et de la manière dont sur le plan théorique on a tenté de les analyser. Une attention particulière sera accordée aux approches transnationales et aux usages du terme diaspora qui conduiront à s’interroger sur les pratiques et les savoir-circuler des migrants, ainsi que sur les effets de leurs circulations sur la construction et les usages des territoires. Dans cette perspective, on s’intéressera plus particulièrement au thème de la transnationalisation du politique et à la manière dont la mobilité est inscrite dans des réseaux sociaux et des relations de pouvoir. Il s’agira, notamment, de mesurer les effets des actions des migrants à la fois sur leurs sites d’installation et dans leurs régions d’origine, au regard des enjeux du développement, de la gestion des affaires locales et des recompositions sociopolitiques.

Évaluation : Devoir sur table.

Indications bibliographiques 

  • BASCH L., SCHILLER N. G. et SZANTON BLANC C., Nations Unbound. Transnational Projects, Postcolonial Predicaments and Deterritorialized Nation-States, Reading, Gordon and Breach, 1994.
  • BERTHOMIÈRE W., CHIVALLON C. (dir.), Les Diasporas dans le monde contemporain, Paris, Karthala, 2006.
  • BORDES-BENAYOUN Ch. et SCHNAPPER D., Diasporas et nations, Paris, Odile Jacob, 2006.
  • PELCKMANS L., Travelling Hierarchies. Roads In and Out of Slave Status in a Central Malian Fulbe Network, Leiden, African Studies Center, 2011.


UE 3 Anthropologie économique (Resp. P. Chaudat)

Cet enseignement de master expose tout d’abord la façon dont les anthropologues ont traité des questions socioéconomiques, à travers l’histoire de la discipline. Nous confronterons ainsi les différentes façons d’appréhender l’économie en anthropologie certains auteurs privilégiant la production, d’autres la circulation ou encore la consommation. Cela nous permettra d’aborder les principaux courants ayant structuré la discipline et ayant alimenté de nombreux débats : formalistes, substantivistes, néo-marxistes, etc.

Indications bibliographiques

  • GODELIER M., Rationalité et irrationalité en économie, Paris, Maspero, 1971.
  • MAUSS M., « Essai sur le don » in Sociologie et anthropologie, Paris, PUF, 1923-24/1950/1983.
  • MALINOWSKI B., Les argonautes du Pacifique occidental, Paris, Gallimard, 1922/1989.
  • POLANYI K., ARENSBERG C.-M., Les systèmes économiques dans l’histoire et la théorie, Paris, Larousse, 1957/1974.
  • SAHLINS M., Âge de pierre, âge d’abondance, Paris, Gallimard, 1972.


UE 4 Santé et religion (Resp. S. Bindi)

Objectif : Ce séminaire explore certains de grandes questions qui traversent les travaux d’ anthropologie de la maladie.

Contenu : En particulier nous aborderons cette année des problèmes variés qui se situent à l’interface des domaines de la santé et du religieux. Quelles sont les formes d’interaction, de conflit, de chevauchement entre maladie et religion ? Le séminaire vise à montrer la variété de questionnements conceptuels, historiques et anthropologiques que cette relation soulève. Les exemples privilégiés seront tirés de travaux anthropologiques classiques ainsi que des recherches plus récentes concernent l’Asie du Sud.

Indications bibliographiques

  • AMARSINGHAM RHODES L., « Time and the Process of Diagnosis in Sinhalese Ritual Treatment », Contributions to Asia Studies, 18, 1984 : 46–59.
  • BENOIST J., MASSE R. (eds.), Convocations thérapeutiques du sacré, Paris, Karthala, 2002.
  • DESJARLAIS R., « Presence » in LADERMAN C. and ROSEMAN M. (eds.), The Performance of Healing, London, Routledge, 1996 : 143-164.
  • LEVI-STRAUSS C., « L’efficacité symbolique », Anthropologie structurale, Plon, 1958.
  • ZUPANOV Ines et GUENZI Caterina (dir.), Divins Remèdes. Médecine et religions en Asie du Sud, Paris, EHESS, 2008.


UE 5 Questions, enjeux et méthodes contemporaines de l’anthropologie (Resp. B. Lecestre-Rollier)

Objectif : Cet enseignement propose une réflexion sur les orientations de l’anthropologie contemporaine : nouvelles thématiques, enjeux de l’interdisciplinarité, mondialisation des approches et des concepts, intérêts et difficultés de la discipline.

Contenu: Nous questionnerons de nouveaux objets anthropologiques (les sens, les émotions, la vieillesse…) ; nous interrogerons l’implication de l’anthropologue (dans la cité, dans les conflits, sur des terrains sensibles…) ; et montrerons l’intérêt du questionnement anthropologique des concepts (frontière, mondialisation, guerre, genre) ; nous revisiterons des terrains anciens à la lumière de nouvelles approches revenant sur les apories de la discipline (la figure de l’Autre, les hiérarchies, etc.). Selon les années, les thèmes et les approches varient.


UE 6 De la culture matérielle aux mythes (Resp. E. Dianteill)

ECUE Anthropologie de la culture matérielle (S. Boulay)

Objectif : Introduction à une anthropologie de la culture matérielle, à ses principaux auteurs et concepts.

Contenu: Ce présent cours se propose de faire découvrir aux étudiants un champ de l’anthropologie qui est parfois peu pris en compte dans les enseignements et travaux de recherche : la technologie culturelle et l’anthropologie des objets. Il a pour objectif de faire prendre conscience aux étudiants de l’omniprésence des objets et des techniques dans notre vie quotidienne, dans nos pratiques de tous les jours, et donc de l’importance de leur étude pour la compréhension des sociétés et de leurs dynamiques, des cultures et de leurs interactions. Cet enseignement présentera les auteurs et textes essentiels de ce champ, ainsi que les principaux outils théoriques et méthodologiques disponibles pour analyser les rapports entre objets et sociétés.

Indications bibliographiques

  • BONNOT T., L’attachement aux choses, Paris, CNRS Éditions, 2014.
  • JULIEN M.-P. et ROSSELIN C., La culture matérielle, Paris, La Découverte, collection « repères », 2005, 121 p.
  • KOPYTOFF I., « La biographie culturelle des choses : la marchandisation comme processus », Journal des Africanistes, 76-1, 2006 : 217-248.
  • Revue Techniques et culture.

ECUE Anthropologie des mythes (E. Dianteill)

Le cours est centré sur l’étude anthropologique des mythes des débuts de la discipline jusqu’à aujourd’hui. Qu’est-ce qu’un mythe ? A quelle condition une « mythologie », comme science des mythes est-elle possible ? L’analyse du mythe est-elle autonome, ou doit-on l’intégrer dans un projet plus général d’anthropologie de la religion, d’anthropologie de l’art, ou d’anthropologie juridique ? On interrogera cette problématique de Frazer à Bascom, en passant par Malinowski, Lévi-Strauss et Dumézil. Erwan Dianteill présentera aussi son travail sur les mythes dans les Caraïbes et en Afrique.

Indications bibliographiques

UE 7 Approches pluridisciplinaires de la culture et du tourisme (Resp. S. Pflieger)

Approche pluridisciplinaire du tourisme (S. Cousin)

Ce cours propose chaque année de rencontrer des chercheurs qui travaillent sur les questions de tourisme, de loisirs et de mise en marché de l’altérité.

La politique culturelle : l’articulation entre échelon national et local (S. Pflieger)

Partant des grands objectifs de la politique culturelle en France et des complémentarités entre les actions respectives de l’État et des collectivités locales, ce cours s’attache à mettre en lumière le rôle de la culture comme levier du développement économique et social des territoires, depuis le tourisme culturel jusqu’à l’émergence et la diffusion de nouvelles créativités.

Les TIC appliquées aux métiers de la culture et du tourisme

  • Internet et interactivité / Valorisation d’un patrimoine culturel par internet (Gautier Michelin)

En trois demi-journées, nous allons nous intéresser à la découverte et à la mise en oeuvre de différents outils techniques liés à la valorisation des patrimoines, en ligne, sur tablette ou mobile, ou via des dispositifs interactifs sur site. Pour permettre une prise de conscience globale des métiers et des types de projet de ce domaine, nous repositionnerons ces outils dans l’étude de cas de mise en oeuvre, nous nous interrogerons sur l’écriture et la création de documents spécifiques pour ces projets et leur phasage, pour finir sur un panorama d’outils techniques et pratiques existants dans le secteur. Sans nous y cantonner, nous signalerons la présence des outils libre et open source du domaine.

  • Inventaires informatisés (Patrice Claverie)

De l’inventaire à la notice documentaire informatisée : Initiation à l’usage concret de l’informatisation des collections tant au niveau de la pratique directe (saisie, normalisation…) qu’indirecte (pilotage, conduite de projet…). L’enseignement combinera autant des notions générales et théoriques (rappel des contraintes, règles, normes, thésaurus…) que techniques et pratiques (formation à 2 logiciels, saisie sur base de données full-web dédiée…). S’appuyant principalement sur les questions d’informatisation des objets muséographiques, l’enseignement présentera également les questions de numérisation de documents et d’informatisation de notices issues des monuments historiques et de l’inventaire général du patrimoine culturel.


UE 8 Acteurs et métiers de la culture et du tourisme (Resp. S. Cousin)

L’objectif de cet UE est de familiariser les étudiants au monde de la culture et du tourisme, de préparer leur insertion professionnelle, d’imaginer de nouvelles perspectives pour l’ethnologie appliquée. Synthèse des 3 ECUE, l’évaluation porte sur les différentes étapes de cette professionnalisation, dans leur suite logique : connaissance d’une institution ou d’une entreprise et de sa législation (court exposé oral) ; rencontre avec un acteur (fiche synthétique en amont, compte-rendu en aval), candidature spontanée (CV et lettre de motivation).

Les acteurs de la culture et du tourisme (S. Cousin)

Conçu comme une rencontre entre les étudiants et de grands acteurs du tourisme et de la culture, ce séminaire vise un double objectif : faire découvrir les institutions et les entreprises, les métiers et les professions du tourisme et de la culture aux étudiants ; intéresser les professionnels à l’expertise ethnologique grâce aux questions et débats suscités par les étudiants. Chaque rencontre est préparée en amont par les étudiants, à partir de la documentation disponible sur Moodle 2.

Droit du tourisme (Stefan Buljat, Prosper Wanner)

Ce cours est destiné à décrire les liens pouvant exister entre le tourisme et le droit pour permettre aux étudiants d’avoir quelques notions juridiques. Concernant plus spécifiquement le droit du tourisme, sont étudiés : la législation relative aux agences de voyages, aux hébergements touristiques, aux labels touristiques divers, au lien qui existe avec le secteur du patrimoine, à l’organisation administrative du tourisme national.

Insertion professionnelle et exercice du métier (Chloé Léonetti)

Il s’agit d’explorer le secteur de l’ingénierie culturelle et touristique, d’identifier les métiers et les compétences mobilisées dans le monde de l’ingénierie culturelle et touristique, d’identifier les principales étapes de la mise en œuvre d’un projet muséographique, culturel, touristique et patrimonial. Les interventions sont illustrées par de nombreux exemples pratiques rencontrés au cours des projets que nous menons. Une focale est opérée sur le secteur des musées et des nouvelles formes muséographiques (expositions thématiques), afin d’identifier les principales étapes de la mise en œuvre d’un projet d’exposition, ainsi que les nouveaux métiers et compétences mobilisées dans ce contexte.


UE9 Techniques d'enquête et d'évaluation adaptées aux projets touristiques et culturels (Resp. S. Cousin)

Dans cette UE, les étudiants découvrent et expérimentent l’ensemble de la chaine de production d’un projet culturel et touristique, de la commande initiale au synopsis de sa mise en exposition et/ ou en circuit, en passant par les différentes étapes d’enquêtes, de rédactions, d’ingénierie, de conception, de mise en œuvre technique.

Montage, valorisation et évaluation de projets (Stefan Buljat, Alexandra Galitzine)

Dans le cadre du partenariat avec le programme Européen Migrantour, la ville de Paris, l’Agence de tourisme solidaire Bastina, l’Inalco et la Cité de l’histoire de l’immigration, les étudiants répondent à une « commande » de recherche-action : concevoir des circuits de découverte sur les migrations en Ile de France. Ce travail s’effectue par petits groupes, avec des médiateurs issus des quartiers sélectionnés, qui deviendront les guides de ces circuits, dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. Les thématiques changent chaque année : Petit Mali, les Sud-Américains à Paris, Montreuil, la frontière, la gastronomie du tout-monde, le monde alternatif, les friches, les graffs etc.

Techniques d’enquête et de restitution adaptées aux métiers de la culture et du tourisme (S. Cousin)

La phase d’enquête (état de l’art, repérage spatial, recueil de témoignages) a lieu pendant le premier trimestre. Elle est suivie de la production de prototypes de circuits touristiques alternatifs, ainsi que d’une réflexion sur sa mise en exposition. Les étudiants découvrent les circuits déjà créés, visitent le Musée de l’histoire de l’immigration. Chaque groupe tient un carnet de projet et de recherche-action, des premiers repérages à la restitution finale. Ce programme a reçu le prix de l’innovation sociale en 2015.

Cet exercice est conforté par un atelier théâtral, afin de permettre de mieux maîtriser son corps, l’espace et la parole.


UE 10 Anthropologie appliquée du tourisme et du développement durable (Resp. S. Boulay)

Anthropologie appliquée (S. Cousin) 

Ce cours propose une approche théorique et concrète de l’anthropologie appliquée, de ses variantes et de ses déclinaisons : anthropologie impliquée, engagée, collaborative, etc.

Le développement par le tourisme : des discours aux réalités locales (Sébastien Boulay)

Aujourd’hui, le tourisme dans les pays du Sud se présente sous de nouvelles formes, fait l’objet de nouveaux discours et de nouvelles pratiques qui vont du tourisme d’aventure au tourisme culturel réservé à une élite occidentale, en passant par le tourisme « solidaire », « équitable » ou « responsable ». C’est sur ces formes alternatives de tourisme que ce cours portera, confrontant les discours des promoteurs du tourisme comme levier de « développement durable » avec les réalités des dispositifs et des pratiques qu’ils suscitent.


Chercher dès septembre, en fonction de vos domaines d’intérêt et de compétence, une institution culturelle ou touristique (institution muséale, Parc naturel régional, communauté de commune, revue culturelle et/ou touristique, office du tourisme, DRAC…, collectivité locale, etc.) susceptible de vous accueillir comme stagiaire OU répondre à une offre de stage d’une institution du même type. De nombreux sites répertorient les offres de stage.

Prendre contact avec une personne de l’institution ciblée pour discuter :

  • de la possibilité de votre accueil en stage dans ladite institution ;
  • du domaine/projet dans lequel vous pourriez intervenir ;
  • du rôle et des tâches qui vous seraient attribués durant votre stage.

Une fois l’institution d’accueil et votre tuteur professionnel identifiés, prendre contact avec un(e) directeur(trice) de mémoire (Enseignant-chercheur, chercheur) et lui soumettre un pré-projet de stage (1ou 2 pages) au plus tard le 30 octobre.

Une fois obtenu l’accord de votre directeur(trice) et après avoir informé le responsable des stages du Master, faites signer une convention de stage de l’Université Paris Descartes par votre tuteur et le responsable des stages du Master et la donner à Mme Nathalie Drulliole (secrétariat des Masters) pour qu’elle la fasse signer à Mme la Doyenne.

Rédiger un projet de stage (moins de 10 p.), qui sera votre T.E.R., présentant :

  • l’institution d’accueil
  • le programme sur lequel vous devez intervenir
  • la problématique qui sera en filigrane de votre stage
  • Une synthèse de vos lectures sur le domaine d’intervention
  • Une description des tâches qui seront les vôtres durant le stage
  • Une présentation de l’organisation de votre séjour (planning, conditions matérielles, …)
  • Une bibliographie faisant un premier état de la documentation sur le programme

Une version provisoire de ce TER est à remettre à votre directeur(trice) de mémoire et à votre tuteur afin d’en discuter.

En principe, ce stage doit avoir lieu entre mi janvier et fin avril.

A partir de janvier, gardez le contact avec votre directeur(trice) de mémoire et remettez-lui au moins tous les deux mois un compte-rendu écrit de l’avancée de votre recherche. En cas de difficulté dans les missions, ne surtout pas hésiter à le/la contacter sans tarder.

Début mai au plus tard, remettre à son/sa directeur(trice) de mémoire le plan détaillé de rédaction, ainsi que la bibliographie définitive. Et lui soumettre le titre et le sous-titre du mémoire.

Fin mai au plus tard, lui remettre la version définitive du mémoire de stage en trois exemplaires. Tout retard sera synonyme d’impossibilité à soutenir.

La soutenance a lieu obligatoirement au mois de juin.

À la fin du premier semestre du M1 comme du M2, les étudiants devront remettre un rapport d’étape de leur recherche de mémoire (voir plus bas « Mémoire »), appelé T.E.R. (Travail d’Étude et de Recherche). Le TER comme le Mémoire sont préparés sous la direction d’un des enseignant-chercheurs de l’équipe pédagogique du master.

Le TER sera noté et comptera, en M1, dans l’évaluation du premier semestre.

Il s’agit d’un document d’environ 10 pages.

Il comprend nécessairement les points suivants qui devront être exposés de façon précise et argumentée :

  • Définition du sujet de recherche et de la problématique
  • État des lieux de la littérature existante sur le sujet
  • Méthodes et techniques d’enquête retenues
  • Contacts déjà effectués pour l’enquête de terrain et, éventuellement, premiers résultats obtenus par l’étudiant
  • Limites et difficultés rencontrées
  • Plan provisoire des principaux points à traiter
  • Planning de la recherche (jusqu’à la remise du mémoire)
  • Bibliographie

Le TER doit être déposé sur l’espace Moodle prévu à cet effet aux alentours du 10 janvier au plus tard.

N.B. Ne pas oublier de mentionner sur le document le nom du directeur de mémoire, votre numéro de téléphone, ainsi que votre adresse e-mail.

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