15/04/2019 [APPEL À COMMUNICATION] Économies de l’altérité – Journée des jeunes chercheurs du CANTHEL

15/04/2019  [APPEL À COMMUNICATION] Économies de l’altérité – Journée des jeunes chercheurs du CANTHEL

15/04/2019 [APPEL À COMMUNICATION] Économies de l’altérité – Journée des jeunes chercheurs du CANTHEL

Aucun commentaire sur 15/04/2019 [APPEL À COMMUNICATION] Économies de l’altérité – Journée des jeunes chercheurs du CANTHEL

Appel à communication – « Économies de l’altérité »

11 juin 2019 – Journée des jeunes chercheurs du CANTHEL
Faculté des Sciences sociales, 45 rue des Saints Pères, 75006 Paris

L’anthropologie est intrinsèquement liée à une certaine expérience de l’altérité : les ethnologues s’y confrontent dans leur relation aux acteurs, à leurs pratiques et leurs croyances. Mais, dans chaque société, des pouvoirs à l’échelle d’une nation ou des collectifs à l’échelle d’une maison produisent, pratiquent ou projettent une valeur d’altérité sur d’autres humains, d’autres vivants, choses ou lieux.

Cette quatrième Journée des Jeunes Chercheurs du Centre d’Anthropologie Culturelle de Paris Descartes (CANTHEL) invite les doctorant·e·s et les récent·e·s docteur·e·s, de toutes disciplines des sciences humaines et sociales, à s’interroger sur les économies de l’altérité, c’est-à-dire : le gouvernement de l’altérité, son marché, son économie politique, ses intermédiaires, ou encore ses fabriques populaires. Cela concerne la mise en marché de biens, de services, de savoirs, d’images et de productions culturelles dont la valeur dépend de leur caractère d’altérité – à savoir qu’elles sont produites par d’autres et/ou pour d’autres, et/ou comportent une qualité d’alter.

Ainsi, le tourisme, les marchés de l’art dit « premier » ou africain contemporain, l’hébergement marchand, la coopération internationale en matière de patrimoine, la gestion de l’« accueil » des réfugiés, la création artistique altermondialiste, les médecines dites parallèles, l’adhésion des classiques dominants culturels (les occidentaux) à des formes renouvelées de cultes religieux issus de sociétés « autres », les phénomènes « d’appropriation culturelle », relèvent-ils, entre autres, de cette économie de l’altérité.

En bref, et afin de permettre des approches transversales, sociales et spatiales des petites et des grandes fabriques de l’altérité, sans préjuger de leurs valeurs ou de leurs efficacités respectives, l’altérité sera entendue comme un thème circulant plus que comme un concept. Afin de saisir ensemble quelques-unes des multiples formes de production, de gestion et de mise en marché de l’altérité, nous proposons trois axes, non exclusifs.

Axe 1 / Les acteurs : Qui sont les producteurs, les concepteurs, les marchands, les consommateurs et les médiateurs de l’altérité ? Dans quels contextes, pour quelles raisons et comment agissent-ils dans cette économie de l’altérité ? Par exemple : qui décide des constructions identitaires adressées aux touristes ? Quels sont les acteurs du marché de l’art contemporain dit africain ? Combien « vaut » l’altérité ? Quels rôles les ethnologues jouent-ils dans l’exotisation ou l’esthétisation de pratiques traditionnelles qui acquièrent ainsi une plus-value marchande ou politique ?

Axe 2 / Les lieux : Quels sont les lieux où des formes d’altérité se produisent, s’échangent, circulent, s’exposent et prennent ou perdent de la valeur ? Nation, marché, maison, rue, espace numérique : autant de lieux réels ou virtuels, où l’altérité peut être saisie dans un rapport marchand ou non-marchand. Les lieux dédiés à l’hospitalité, comme ceux qui se caractérisent par l’inhospitalité, ne relèvent-ils pas d’une économie de l’altérité – marchande à travers ses hôtels, policière aux portes des capitales ? Quels sont les lieux – publics ou intimes – marqués par une mise en valeur – ou au contraire une dévalorisation – de l’altérité ? Est-il possible de qualifier le caractère d’altérité d’un lieu, d’un territoire ?

Axe 3 / Les objets : Qu’il s’agisse du wax considéré comme « tissu africain », des objets du Quai Branly ou d’un souvenir de voyage, l’économie de l’altérité peut s’observer à partir de la biographie d’un objet. Valeur d’usage ou d’échange, marchande ou symbolique, les cadeaux, les œuvres d’art, les traditions culinaires, la mode peuvent être autant de signes d’altérité exposés, revendiqués individuellement ou collectivement. Est-ce que l’altérité se mange ? Quels objets, quelles histoires fondent une relation d’altérité ? Pourquoi ?
Consignes aux communicants : Toutes les disciplines des sciences sociales sont bienvenues. Les communications orales durent 15 mn, avec 10 mn de discussion. Les propositions de communication sont à envoyer au plus tard le 15 avril 2019 aux adresses suivantes : jjccparisdescartes@gmail.com

La proposition comprend :

  • Titre de la proposition et axe privilégié ;
  • Biographie (identité, mail, laboratoire, université, champ disciplinaire) ;
  • Résumé de 300 mots au maximum ;
  • Mots-clés : 5 mots-clés précisant bien les thèmes et les champs scientifiques ;
  • Bibliographie courte, de 3 à 5 références.

Lieu et comité d’organisation :

Cette journée est organisée par les doctorant·e·s du CANTHEL (EA4545) de l’Ecole doctorale SHS de Paris Descartes et aura lieu à la faculté, 45 rue des Saints-Pères.
Les sessions seront animées par des chercheurs spécialistes des sujets traités. Un numéro de revue issu de la journée est prévu.

About the author:

Logo Université de Paris
Centre d'anthropologie culturelle
EA 4545 | CANTHEL
45 rue des Saints-Pères
75270 Paris cedex 06

Back to Top