Semestre 1


UE 1 Méthodes (Resp. P. Chaudat)

ECUE Méthodes qualitatives (N. Mézié)

Ce TD permettra d’aborder les principales questions de méthodologie de recherche en ethnologie : la recherche bibliographique ; la construction du terrain et du sujet de recherche ; l’observation participante ; la description ; l’entretien ; l’écriture ; la réflexivité ; la restitution ; l’éthique de la recherche ; le statut du savoir ethnologique entre interprétation et empirisme.

Indications bibliographiques

  • CEFAI D. (dir.), L’Enquête de terrain, Paris, La Découverte, 2003.
  • CEFAI D. (dir.), L’Engagement Ethnographique, Paris, EHESS, 2010.
  • COPANS J., L’enquête et ses méthodes, L’enquête ethnologique de terrain, Armand Colin, Collection Sciences Sociales, 2011 (3e édition), 127 p.
  • FASSIN D. et BENSA A. (dir.), Les Politiques de l’enquête. Épreuves ethnographiques, Paris, La Découverte, 2008.
  • GEERTZ C., « Du point de vue de l’indigène : Sur la nature de la compréhension anthropologique » in Savoir local, Savoir global, Paris, PUF, 2002.
  • OLIVIER DE SARDAN J.-P., La rigueur du qualitatif : les contraintes empiriques de l’interprétation socio-anthropologique, Éditions Academia-Bruylant, Louvain-La Neuve, 2008.

ECUE Méthodes ethnographiques (P. Chaudat)

Il s’agit de reprendre les acquis méthodologiques et d’illustrer concrètement l’utilisation des diverses méthodes qualitatives en lien direct avec les mémoires de Master.

Indications bibliographiques

  • BRODY J., « Le quartier de la rue des Rosiers, ou l’histoire d’un cheminement » in Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques, Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques [CTHS] (coll. Le regard de l’ethnologue 1), 1987 : 85-102.
  • MALINOWSKI B., « Introduction » in Les Argonautes du Pacifique occidental, Paris, Gallimard, 1922.
  • MAUSS M., Manuel d’ethnographie, Paris, Payot, 1967.
  • PETONNET C., « L’Observation flottante. L’exemple d’un cimetière parisien » in L’Homme, tome 22, n°4 Études d’anthropologie urbaine, 1982 : 37-47.


UE 2 Anglais (Resp. K. Grieco) Anthropology and the postmodern challenge : reflexivity, positionality and the ethics of engagement

Cet enseignement d’anthropologie en anglais part des textes de la literary turn pour aborder les questions épistémologiques, théoriques et méthodologique soulevées depuis les années 1980 par les approches d’influence « postmoderniste » (notamment Gender, Postcolonial et Subaltern Studies). Il terminera avec une discussion des défis éthiques d’une anthropologie engagée. Les étudiants seront évalués sur leur compréhension et expression écrite et orale de l’anglais académique.

Indications bibliographiques

  • BEHAR R. et GORDON D. (eds.), Women Writing Culture, Berkeley, University of California Press, 1995.
  • CLIFFORD J. et MARCUS G. (eds.), Writing Culture : The Poetics and Politics of Ethnography, Berkeley, University of California Press, 1986.
  • DE LA CADENA M., « Indigenous Cosmopolitics in the Andes : Conceptual Reflections beyond ‘Politics’ », Cultural Anthropology, Vol. 25, n°2, 2010 : 334-370.
  • ESCOBAR A., « The Limits of Reflexivity : Politics in Anthropology’s Post-Writing Cultural Era », Journal of Anthropological Research, Vol. 49 (4), 1993 : 377-391.
  • FASSIN D. (ed.), A companion to Moral Anthropology, London, Blackwell, 2012.
  • GUHA R. (ed.), A Subaltern Studies Reader : 1986—1995, Minneapolis, University of Minnesota Press, 1997.
  • MESKELL L. et PELS P. (eds.), Embedding Ethics, London/New York, Berg, 2005.
  • MOHANTY C., « Under Western Eyes : Feminist Scholarship and Colonial Discourse », Feminist Review, n° 30, 1988 : 61-88.
  • SAID E., Orientalism, New York, Pantheon, 1978.
  • SCHEPER-HUGHES N., « The Primacy of the Ethical : Propositions for a Militant Anthropology », Current Anthropology, VoI. 36, n° 3, 1995 : 409-440.
  • SMITH L. T., Decolonizing Methodologies : Research and Indigenous Peoples, London, Zed Books, 1999.


UE 3 Ateliers de préparation au mémoire (TER)

A la fin du premier semestre du M1 (comme du M2), les étudiants devront remettre un rapport d’étape de leur recherche de mémoire (voir T.E.R. -Travail d’Etude et de Recherche). Le TER, comme le Mémoire, est préparé sous la direction d’un des enseignant-chercheurs de l’équipe pédagogique du master (voir « Enseignants »).


UE 4 Outils informatiques (Resp. G. Chareyron)

Bureautique appliquée à la recherche en sciences sociales, informatique appliquée à la recherche en sciences sociales.


UE 5 Le corps dans tous ses états (Resp. M.-L. Gérard)

Cet enseignement propose un aperçu de la problématique du corps en anthropologie et dans son croisement avec la psychanalyse. Il se décompose en 3 ECUE :

ECUE Une histoire du corps (M.-L. Gélard)

Le cours illustre comment l’objet « corps » s’est constitué et a évolué dans l’histoire de la discipline, à travers différentes thématiques : physiognomonie, pratiques corporelles, parures corporelles, corps et statut juridique, substances, anthropologie sensorielle, politique des corps, traitement du corps mort (l’exemple du cannibalisme), etc.

ECUE Corps et symbolisme (B. Lecestre-Rollier)

On montrera la force et la constance du travail des sociétés et des individus pour produire des corps et construire des identités. Loin d’être naturel, le corps humain apparaît comme une construction sociale naturalisée. Le cours fera une large part aux processus symboliques qui fondent la personne humaine.

ECUE Corps et jouissance (P.-Y. Gaudard)

Cet enseignement tente de tirer les conséquences anthropologiques des avancées de Jacques Lacan en ce qui concerne la jouissance. Si le corps est bien la substance jouissante par excellence, la distinction entre une jouissance dite « phallique » et une jouissance dite « autre » permet de lire différemment les questions du genre et de la différence des sexes.

Indications bibiografiques ECUE 1 & 2 (lectures indispensables) :

  • GODELIER M., La production des grands hommes, Paris, Flammarion, 2003.
  • HÉRITIER F., Masculin/féminin I. La pensée de la différence, Paris, Odile Jacob, 1996.
  • LO SARDO S., « De chair, d’encre et de quotidien. Une ethnographie du corps tatoué », Techniques et culture (52-53), 2009 : 282-305.
  • MAUSS M., « Les techniques du corps » in Sociologie et anthropologie, Paris, PUF, 1968 (1936) : 365-386.


UE 6 Anthropologie de la santé : théories et objets (Resp. S. Bindi)

ECUE Systèmes thérapeutiques (V. Duchesne)

Notre objectif dans ce cours est de mettre l’accent sur la façon dont le contexte général de mobilités favorise une mondialisation thérapeutique et oblige à une évolution des pratiques de santé : celles des demandeurs de soin d’une part, celles des pourvoyeurs de soin d’autre part. Notre analyse portera sur le tourisme médical et l’industrie du bien-être au prisme d’une anthropologie centrée sur la dynamique des systèmes thérapeutiques.

Indications bibliographiques 

  • ONG A. et COLLIER J. (eds), Global Assemblages : Technology, Politics and Ethics as Anthropological Problems, London, Blackwell, 2004.
  • ROBERTS E.F. et SCHEPER-HUGUES N. (eds), Special Issue « Medical migrations », Body & Society, 17(1-2), 2011.
  • « Patients without Borders: Understanding Medical Travel », Medical Anthropology, 29 (4), 2010.

ECUE Santé et politique (V. Robin)

Ces séances seront centrées sur l’articulation entre santé, religion et politique. On traitera de questions relatives au champ de l’infortune qui renvoie aux conceptions de certains maux dont l’origine n’est que partiellement d’ordre biologique. Dans de nombreux systèmes nosologiques indigènes, il s’agit de maladies non « naturelles » qui s’inscrivent dans un cadre plus large de malheurs en série et ne se limitent donc pas à une atteinte de l’intégrité corporelle.

Dans un premier temps, on s’intéressera aux formes actuelles des figures de l’infortune dans les Andes (Equateur, Pérou, Colombie) et à leurs différentes thérapeutiques. Dans un contexte historique marqué par la violence de l’évangélisation coloniale, le rapport aux défunts, aux ancêtres et à la malemort nous permettra d’interroger la spécificité de ces étiologies locales.

Dans un second temps, on s’intéressera aux reconfigurations de l’infortune en contexte de violence politique, avec des cas puisés au Pérou, au Vietnam et en Chine. On abordera ainsi les problèmes posés par la surmédicalisation des traumatismes via la critique adressée par les anthropologues à la catégorie psychiatrique de l’état de stress post-traumatique (PTSD).

Indications bibliographiques

  • BERNAND Carmen, La solitude des Renaissants-Malheur et sorcellerie dans les Andes, L’Harmattan, Paris, 2000.
  • KLEINMAN Arthur et DESJARLAIS Robert, « Pour une ethnographie de la violence politique », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 1994 : 56-63.
  • KWON Heonik, « Rethinking traumas of War », South East Asia Research, Vol. 20, 2, 2012 : 227–237.
  • MOLINIE-FIORAVANTI Antoinette, « Cure magique dans la vallée sacrée du Cuzco », Journal de la Société des Américanistes, Tome 66, 1979 : 85-98.
  • ROBIN AZEVEDO Valérie, Miroirs de l’Autre vie. Pratiques rituelles et discours sur les morts dans les Andes de Cuzco (Pérou), Société d’ethnologie, Nanterre, 2008.

ECUE Alimentation et santé (N. Mézié)

Après avoir présenté les approches nutritionnistes de l’alimentation et de la santé, nous exposerons les fonctions sociales et symboliques des aliments et leur place dans les représentations de la santé. Les questions de modes de consommation, de systèmes de classification alimentaire, de goût et de dégoût, de peurs alimentaires… seront ainsi développées. Plusieurs chercheurs viendront également exposer leurs recherches dans le courant du semestre et permettront aux étudiants d’être confrontés à des expériences de terrain concrètes.

Indications bibliographiques

  • DOUGLAS M., De la souillure, Essai sur les notions de pollution et de tabou, Paris, La Découverte, 1966/2005.
  • GARINE I. de, « Anthropologie de l’Alimentation » in Retel-Laurentin A. (ed.), Une Anthropologie médicale en France, Paris, CNRS, 1983 : 79-86.
  • POULAIN J.-P. (dir), Dictionnaire des cultures alimentaires, Paris, PUF, 2012.
  • JANIN P., SUREMAIN (de) Ch.-É., « L’insécurité alimentaire : dimensions, contextes et enjeux » in CAMBREZY L. & PETIT V. (eds.), Population, mondialisation et développement, Paris, La Documentation Française, 2012 : 147-167.
  • SUREMAIN (de) Ch.-É., « La question alimentaire en Afrique : risque et politisation » in Tiers-Monde, 184, oct. 2005.

ECUE Pouvoir, maladie et thérapeutique (S. Bindi)

Ce cours vise à faire découvrir aux étudiants la dimension socio-anthropologique du corps, de la santé et de la maladie. À travers une démarche comparative, nous réfléchirons sur les différentes modalités à travers lesquelles les êtres humains se représentent le corps et son fonctionnement. A partir de cela, nous examinerons les systèmes de soins « modernes » et « traditionnels » ainsi que les enjeux liés au pluralisme thérapeutique en Europe et en Asie du Sud.

Indications bibliographiques

  • AUGÉ M., HERLICH C., Le sens du mal : Anthropologie, histoire, sociologie de la maladie, Paris, l’Harmattan, 1984.
  • BENOIST J., Soigner au pluriel. Essais sur le pluralisme médical, Paris, Karthala, 1996.
  • COHEN P., Figures contemporaines de la santé en Inde, Paris, L’Harmattan, 2008
  • FAINZANG S., Pour une anthropologie de la maladie en France. Un regard africaniste, Paris, EHESS, 1989.
  • KLEINMAN A., « Culture, Illness and Care. Clinical Lessons from Anthropologic and Cross-Cultural Research » in Annales of Internal Medicine, 88, 1978 : 251-258.


UE 7 Religion, corps et modernité (Resp. E. Dianteill)

ECUE Anthropologie et sociologie de la religion : auteurs classiques et dissidents (E. Dianteill)

Le cours vise à présenter les concepts, les problématiques à travers les textes fondamentaux des sciences sociales des religions, à partir de Durkheim jusqu’à Bourdieu. Ces présentations sont l’occasion de montrer la variété des approches scientifiques de la religion en anthropologie et en sociologie, et de s’interroger sur leur validité aujourd’hui.

Indications bibliographiques

  • DIANTEILL Erwan et LÖWY Michael, Sociologies et religion, II. Approches dissidentes, Paris, Presses universitaires de France, 2005.
  • DIANTEILL Erwan, Sociologies et religion, III. Approches insolites, Paris, Presses universitaires de France, 2009.
  • HERVIEU-LÉGER Danièle et WILLAIME Jean-Paul, Sociologies et religion, I. Approches classiques, Paris, Presses universitaires de France, 2001.

ECUE Corps et modernité (P. -Y. Gaudard)

À partir du texte de M. Mauss « Effet physique de l’idée de mort suggérée par la collectivité », il s’agira de réinterroger les notions de corps et d’efficacité létale de la parole. Cela conduira également à reprendre la question de la pulsion. Le corps n’est pas un simple organisme, il ne renvoie pas à un simple substrat de naturalité, mais il fait bien l’objet d’une construction où le langage et tout particulièrement la métaphore sont des conditions de la vie.


UE 8 Tourisme, patrimoine, usages sociaux du passé (Resp. P. Chaudat)

ECUE Anthropologie générale de la culture et du tourisme (S. Cousin)

Des précurseurs aux nouvelles pratiques, des politiques locales aux industries globales, ce cours propose d’approcher le tourisme comme un phénomène social et culturel, à analyser avec les paradigmes de l’anthropologie. Tout en portant la focale sur le « tourisme culturel » dans ses différentes acceptions et dimensions, nous travaillerons également les questions relatives à la culture matérielle des touristes, à l’hospitalité marchande et non marchande, aux représentations de soi et de l’autre à l’œuvre dans les pratiques, comme dans les politiques. Le cours est étayé par une série d’articles, de textes et de vidéos disponibles sur la plateforme pédagogique Moodle 2.

Indications bibliographiques

  • Annals of Tourism Research, vol 10, n°1 : Special Issue : The Anthropology of Tourism, 1983.
  • CHABLOZ N. & RAOUT J. (dir.), « Tourismes : la quête de soi par la pratique des autres », Cahiers d’Études africaines, XLIX (1-2), n° 193-194, EHESS, 2009.
  • COUSIN S. et RÉAU B., Sociologie du tourisme, Paris, La Découverte, 2013.
  • MAC CANNEL D., The Tourist. A New Theory of the Leisure Class, University of California Press, 1976.
  • NASH D., Anthropology of Tourism, Pergamon, Elsevier Science Ltd., Oxford, 1996.
  • URBAIN J.-D., L’idiot du voyage, Paris, Payot, 1991.

ECUE Anthropologie, patrimoines, musées et tourisme (O. Debary)

Il s’agit dans ce cours de penser le rapport entre des situations de ruptures historiques et l’émergence des phénomènes patrimoniaux. A travers l’analyse de différents exemples muséographiques, artistiques ou de mémoriaux, nous réfléchirons aux enjeux contemporains qui entourent les relations entre patrimoine, culture et identité.

ECUE « Traditions », usages sociaux du passé et processus identitaire (K. Grieco)

Après avoir interrogé la notion de tradition, nous observerons à travers plusieurs exemples comment les sociétés les utilisent ou les réinventent, et comment le passé est utilisé socialement pour produire des éléments du présent et générer des éléments identitaires. Ce cours nous permettra d’aborder la question des représentations, des (ré)définitions et des politiques identitaires, notamment celles reliant le tourisme aux peuples autochtones.

Indications bibliographiques

  • BALANDIER G., Anthropo-logiques, Paris, PUF, 1974.
  • CAUVIN-VERNER C., « Les Hommes bleus du Sahara, ou l’autochtonie globalisée », Civilisations, n°57, 2008 : 57-73.
  • COMAROFF J. et COMAROFF J., Ethnicity Inc., Chicago, University Press, 2009.
  • HOBSBAWM E., L’invention de la tradition, Paris, Éditions Amsterdam, 1983/2006.
  • LENCLUD G., « La tradition n’est plus ce qu’elle était… », in Terrain, N°9, octobre 1987.
  • SALAZAR N., « Imagineering Otherness : Anthropological Legacies in Contemporary Tourism », Anthropological Quarterly, Vol.86 (3), 2013 : 669-696.

 

Semestre 2


UE 1 Méthode 2 (Resp. V. Robin)

ECUE Méthodes ethnographiques (V. Robin) et ECUE Méthodes qualitatives (V. Duchesne)

Les étudiants sont amenés à réaliser une enquête de terrain en ethnologie, au sein d’un musée parisien (Musée du Quai Branly ou Musée national de l’histoire de l’immigration). Voir UE 5 « Atelier Stage d’initiation à l’enquête ».


UE 2 Anglais (Resp. K. Grieco)

Stage intensif

Le déroulement du cours au deuxième semestre sera centré sur le travail de compréhension écrite et production orale. Chaque étudiant présentera et discutera un article scientifique en langue anglaise, à partir d’une liste de textes qui abordent les thématiques traitées au premier semestre. Les présentations seront regroupées par thématiques (Anthropologie Politique et Mémoire ; Anthropologie du Tourisme ; Anthropologie de la Santé et du Corps ; Anthropologie et Engagement ; Méthodes et Ethique de la Recherche ; Anthropologie et Autochtonie) et suivies d’une discussion collective, sur le modèle d’une journée d’études.


UE 3 Mémoire de recherche ou d'application

Les étudiants qui choisissent le Parcours Pro du Master Ethnologie doivent réaliser un premier mémoire de stage en M1 et un second en M2. Voir « Etapes et contenu du mémoire de stage ».


UE 4 Option libre

Les étudiants peuvent choisir en option une UE de professionnalisation, un atelier Cap Emploi, la réalisation d’un stage, un engagement étudiant, une pratique sportive, un cours d’anglais pour débutant, ou le suivi d’une UE dans l’une des composantes du PRES Paris Cité Sorbonne (Paris 3, Paris 5, Paris Diderot, Paris 13, EHESP, IPGP, INALCO, Sciences Po), sous réserve d’acceptation par l’enseignant de l’UE choisie.

Toutefois, nous conseillons très vivement de participer au séminaire de recherche pluridisciplinaire et inter-universitaire sur les questions de patrimoine, tourisme, culture.


UE 5 Stage d'initiation à l'enquête (S. Cousin et V. Robin)

Parcours Recherche : Stage d’initiation à l’enquête de terrain (P. Chaudat et O. Leservoisier)

Le stage d’initiation à l’enquête de terrain est une UE destinée aux étudiants inscrits en Master 1 Recherche. Il permet aux étudiants de mettre en pratique la méthodologie sur le terrain. Chacun d’eux choisit un sujet à traiter et mène sa propre recherche pendant une semaine auprès de la population locale : le groupe travaille ainsi sur une même zone géographique et réside sur le terrain pendant cette période.

Le stage est encadré par deux enseignants, Philippe CHAUDAT et Olivier LESERVOISIER, qui assurent le suivi des travaux des étudiants. Chaque soir, ils font un point avec chacun d’eux dans le cadre de réunions collectives ; tous les étudiants pouvant ainsi bénéficier des conseils méthodologiques individuels.

Chaque recherche aboutit à la rédaction d’un rapport qui permet de décrire et d’analyser les matériaux ethnographiques recueillis et, parfois, à la publication d’articles dans le cadre d’ouvrages collectifs.

Ce stage permet donc aux étudiants de se familiariser avec les réalités du terrain, d’apprendre à mener à bien une recherche par la pratique et de faciliter la conduite de leurs futurs travaux ethnographiques lorsqu’ils se retrouveront seuls sur le terrain.

Parcours Expertise ethnologique en projets culturels et touristiques : Enquête ethnographique appliquée (S. Cousin et V. Robin

Les étudiants réalisent une enquête de terrain en ethnologie, au sein d’un musée parisien (Musée de l’homme, Musée du Quai Branly, Cité nationale de l’histoire de l’immigration). Deux mois avant l’enquête, une réunion est convoquée avec les étudiants pour préparer le stage. Une bibliographie remise aux étudiants et les binômes de travail sont formés en lien avec la commande élaborée avec le musée. En janvier, durant une semaine, ils réalisent observation participante et entretiens au sein du musée, tout en étant accompagnés, sur place par les deux enseignantes. Chaque jour, un debriefing (sur l’avancée de l’enquête, les difficultés d’ordre méthodologique rencontrées, etc.) a lieu avec chacun des binômes.

L’évaluation porte sur le dossier (entre 30 et 40 pages, bibliographie incluse) dans lequel figurent le protocole de l’enquête et des éléments d’analyse.



UE 1 Ateliers de préparation, suivi mémoire (TER)

A la fin du premier semestre du M2 (comme du M1) les étudiants devront remettre un rapport d’étape de leur recherche de mémoire (voir T.E.R. -Travail d’Etude et de Recherche). Le TER, comme le Mémoire, est préparé sous la direction d’un des enseignant-chercheurs de l’équipe pédagogique du master (voir « Enseignants »).


UE 2 Anthropologie politique (Resp. V. Robin)

ECUE Anthropologie politique (V. Robin)

Objectif :

  • Introduire les étudiants aux principaux auteurs et problématiques du champ des études anthropologiques de la violence, de la guerre et des sociétés « post-conflit ».
  • Présenter les concepts, théories, objets et outils méthodologiques mobilisés dans l’étude des phénomènes de violence.
  • Analyser les modalités, les causes et les séquelles de la violence sur le plan socioculturel en s’appuyant sur des études de cas de différentes régions du monde.

Contenu : De quelle façon la violence s’est-elle progressivement constituée en objet de recherche légitime en anthropologie ? Comment cette discipline aborde-t-elle le champ de la violence – structurelle, en temps de « paix », ou extrême, en temps de guerre –, phénomène de déstructuration mais aussi de (re)structuration des rapports interindividuels et de l’ordre du monde ? Comment appréhender les processus mémoriels de la violence, notamment politique ? Quel éclairage l’anthropologie fournit-elle à la compréhension des sociétés « post-conflit » ? On alternera discussions autour de textes théoriques fondamentaux dans l’étude des différentes manifestations de la violence et de ses traces et études de cas ethnographiques. On abordera également les questions d’ordre méthodologique qui se posent au chercheur confronté au thème de la violence : travailler en « terrain miné », en temps de guerre ou de post-conflit, en situation de violence extrême ou structurelle, gérer le rapport aux enquêtés, qu’ils soient victimes ou bourreaux, mettre en danger ses interlocuteurs / se mettre soi-même en danger, etc.

Indications bibliographiques 

  • BOURGOIS Philippe & SCHEPPER-HUGUES Nancy (eds.), Violence in War and Peace. An Anthology, Wiley-Blackwell, 2004.
  • CLASTRES Pierre, Archéologie de la violence. La guerre dans les sociétés primitives, Aube, 2013 [1977].
  • FASSIN Didier et RECHTMAN Richard, L’empire du traumatisme. Enquête sur la condition de victime, Flammarion, 2007.
  • HERITIER Françoise (ed.) De la violence, Odile Jacob, Paris, 1996.
  • NORDSTROM Carolyn & ROBBEN Antonius (eds.) Fieldwork under fire. Contemporary Studies of Violence and Survival, University of California Press, 1995.

ECUE Territoires, pouvoirs et migrations (O. Leservoisier)

Objectif : Présenter les principales approches sur les migrations internationales afin de proposer une série de réflexions sur les rapports entre mobilité, pouvoir et territoire.

Contenu : A partir de l’exemple des migrations des gens de la vallée du fleuve Sénégal (Haalpulaaren, Soninké, Wolof), il s’agira de rendre compte des transformations des migrations dans le temps et de la manière dont sur le plan théorique on a tenté de les analyser. Une attention particulière sera accordée aux approches transnationales et aux usages du terme diaspora qui conduiront à s’interrogersur les pratiques et les savoir-circuler des migrants, ainsi que sur les effets de leurs circulations sur la construction et les usages des territoires. Dans cette perspective, on s’intéressera plus particulièrement au thème de la transnationalisation du politique et à la manière dont la mobilité est inscrite dans des réseaux sociaux et des relations de pouvoir. Il s’agira, notamment, de mesurer les effets des actions des migrants à la fois sur leurs sites d’installation et dans leurs régions d’origine, au regard des enjeux du développement, de la gestion des affaires locales et des recompositions sociopolitiques.

Évaluation : Devoir sur table.

Indications bibliographiques 

  • BASCH L., SCHILLER N. G. ET SZANTON BLANC C., 1994, Nations unbound. Transnational projects, postcolonial predicaments and deterritorialized nation-states, Reading : Gordon and Breach.
  • BERTHOMIÈRE W., CHIVALLON C. (dir.), 2006, Les Diasporas dans le monde contemporain, Paris, Karthala.
  • BORDES-BENAYOUN, Ch. et SCHNAPPER, D., 2006, Diasporas et nations, Paris, Odile Jacob.
  • PELCKMANS L., 2011, Travelling hierarchies. Roads in and out of slave status in a Central Malian Fulbe network, Leiden, African studies center.


UE 3 Anthropologie économique (Resp. P. Chaudat)

Cet enseignement de master expose tout d’abord la façon dont les anthropologues ont traité des questions socioéconomiques, à travers l’histoire de la discipline. Nous confronterons ainsi les différentes façons d’appréhender l’économie en anthropologie certains auteurs privilégiant la production, d’autres la circulation ou encore la consommation. Cela nous permettra d’aborder les principaux courants ayant structuré la discipline et ayant alimenté de nombreux débats : formalistes, substantivistes, néo-marxistes, etc.

Indications bibliographiques

  • Godelier, M., 1971, Rationalité et irrationalité en économie, Paris, Maspero.
  • Mauss, M., 1923-24/1950/1983, « Essai sur le don » in Sociologie et anthropologie, Paris, PUF.
  • Malinowski, B., 1922/1989, Les argonautes du Pacifique occidental, Paris, Gallimard.
  • Polanyi, K., Arensberg, C.-M., 1957/1974, Les systèmes économiques dans l’histoire et la théorie, Paris, Larousse.
  • Sahlins, M., 1972, Age de pierre, âge d’abondance, Paris, Gallimard.


UE 4 Santé et religion (Resp. S. Bindi)

Objectif : Ce séminaire explore certains de grandes questions qui traversent les travaux d’ anthropologie de la maladie.

Contenu : En particulier nous aborderons cette année des problèmes variés qui se situent à l’interface des domaines de la santé et du religieux. Quelles sont les formes d’interaction, de conflit, de chevauchement entre maladie et religion ? Le séminaire vise à montrer la variété de questionnements conceptuels, historiques et anthropologiques que cette relation soulève. Les exemples privilégiés seront tirés de travaux anthropologiques classiques ainsi que des recherches plus récentes concernent l’Asie du Sud.

Indications bibliographiques

  • Amarsingham Rhodes, L. 1984. “Time and the process of diagnosis in Sinhalese ritual Treatment”, Contributions to Asia Studies 18, p. 46–59.
  • Benoist Jean, Masse Raymond (éds.). 2002, Convocations thérapeutiques du sacré, Paris, Karthala.
  • Desjarlais, R., 1996 “Presence”, in C. Laderman and M. Roseman (Eds.), The Performance of Healing, London, Routledge, p. 143-164.
  • Levi-Strauss C., “L’efficacité symbolique”, Anthropologie structurale, Plon, 1958
  • Zupanov Ines et Guenzi Caterina (dir.), 2008, Divins Remèdes. Médecine et religions en Asie du Sud, Paris, EHESS.


UE 5 Questions, enjeux et méthodes contemporaines de l’anthropologie (Resp. B. Lecestre-Rollier)

Objectif : Cet enseignement propose une réflexion sur les orientations de l’anthropologie contemporaine : nouvelles thématiques, enjeux de l’interdisciplinarité, mondialisation des approches et des concepts, intérêts et difficultés de la discipline.
Contenu: Nous questionnerons de nouveaux objets anthropologiques (les sens, les émotions, la vieillesse…) ; nous interrogerons l’implication de l’anthropologue (dans la cité, dans les conflits, sur des terrains sensibles…) ; et montrerons l’intérêt du questionnement anthropologique des concepts (frontière, mondialisation, guerre, genre) ; nous revisiterons des terrains anciens à la lumière de nouvelles approches revenant sur les apories de la discipline (la figure de l’Autre, les hiérarchies, etc.). Selon les années, les thèmes et les approches varient.


UE 6 De la culture matérielle aux mythes (Resp. E. Dianteill)

ECUE Anthropologie de la culture matérielle (S. Boulay)

Objectif : introduction à une anthropologie de la culture matérielle, à ses principaux auteurs et concepts
Contenu: Ce présent cours se propose de faire découvrir aux étudiants un champ de l’anthropologie qui est parfois peu pris en compte dans les enseignements et travaux de recherche : la technologie culturelle et l’anthropologie des objets. Il a pour objectif de faire prendre conscience aux étudiants de l’omniprésence des objets et des techniques dans notre vie quotidienne, dans nos pratiques de tous les jours, et donc de l’importance de leur étude pour la compréhension des sociétés et de leurs dynamiques, des cultures et de leurs interactions. Cet enseignement présentera les auteurs et textes essentiels de ce champ, ainsi que les principaux outils théoriques et méthodologiques disponibles pour analyser les rapports entre objets et sociétés.

Indications bibliographiques

  • BONNOT T., 2014, L’attachement aux choses, Paris, CNRS Editions.
  • JULIEN M.-P. et ROSSELIN C., 2005, La culture matérielle, Paris, La Découverte, collection « repères », 121 p.
  • KOPYTOFF I., 2006, « La biographie culturelle des choses: la marchandisation comme processus », Journal des Africanistes, 76-1 : 217-248 Revue Techniques et culture

ECUE Anthropologie des mythes (E. Dianteill)

Le cours est centré sur l’étude anthropologique des mythes des débuts de la discipline jusqu’à aujourd’hui. Qu’est-ce qu’un mythe ? A quelle condition une « mythologie », comme science des mythes est-elle possible ? L’analyse du mythe est-elle autonome, ou doit-on l’intégrer dans un projet plus général d’anthropologie de la religion, d’anthropologie de l’art, ou d’anthropologie juridique ? On interrogera cette problématique de Frazer à Bascom, en passant par Malinowski, Lévi-Strauss et Dumézil. Erwan Dianteill présentera aussi son travail sur les mythes dans les Caraïbes et en Afrique.

Indications bibliographiques

  • Bascom, William. “The Forms of Folklore: Prose Narratives.” Journal of American Folklore 78, no. 307 (1965): 3.
  • Dianteill, Erwan. “La Cité des hommes.” L’Homme, no. 184 (Novembre 1, 2007): 107–29.
  • Lévi-Strauss, Claude. “L’étude structurale des mythes.” In Anthropologie Structurale. Paris: Plon, 1958. http://litgloss.buffalo.edu/levistrauss/text.shtml.
  • Lévi-Strauss, Claude. “La Geste d’Asdiwal.” In Anthropologie Structurale 2, 175–233. Paris: Plon, 1973. http://www.persee.fr/web/ouvrages/home/prescript/article/ephe_0000-0002_1957_num_70_66_17956.
  • Pottier, Richard. “Fondements épistémologiques de l’Anthropologie structurale.” Socio-anthropologie, no. 19 (October 15, 2006). http://socio-anthropologie.revues.org/703


Master Ethnologie Parcours « Recherche »

Les étudiants qui choisissent le Parcours Recherche du Master Ethnologie doivent réaliser un premier mémoire de recherche en M1 et un second en M2.

Il est souhaitable que les mémoires de M1 et M2 portent sur le même objet de recherche. Cette recherche pourrait ensuite, éventuellement, se prolonger par une thèse de doctorat.

Chaque étudiant doit choisir un thème de recherche avant le 30 octobre.

Le mémoire est préparé sous la direction d’un enseignant-chercheur. Chaque étudiant doit contacter un éventuel directeur de mémoire et lui soumettre son projet de recherche pour obtenir son accord. Dans tous les cas, chaque étudiant doit avoir trouvé son directeur de mémoire avant le 30 octobre, dernier délai. Le directeur pressenti du mémoire doit donner son accord par écrit. Cet accord écrit sera transmis au secrétariat.

Tous les enseignants du Master Ethnologie (voir la liste) sont habilités à diriger un mémoire.

Le mémoire de recherche est un travail qui se fait sur toute l’année universitaire. Les étapes préliminaires du 1er semestre sont suivies d’une enquête de terrain ou d’une recherche personnelle à partir de données bibliographiques au second semestre.

En M1 il est possible de rédiger son mémoire uniquement à partir d’une recherche bibliographique En M2 il est impératif de mener une enquête de terrain, en Europe ou ailleurs.

Le mémoire comprendra entre 80 et 100 pages et devra répondre aux exigences académiques habituelles d’un mémoire universitaire. La soutenance du mémoire aura lieu dans le courant du mois de juin devant un jury de deux personnes dont le directeur du mémoire.

Les étapes du mémoires de recherche (master 1 et 2)

  • Définir le sujet par écrit (1 page environ) aussi précisément que possible en exposant les limites du terrain d’enquête, ainsi que les contacts déjà effectués et les conditions de faisabilité. A soumettre avant la fin d’octobre à son directeur de mémoire (prendre RV).
  • Établir de façon aussi complète que possible une première bibliographie de recherche autour du thème choisi. Prévoir un calendrier de lecture par ordre de priorité. A remettre au plus tard le 15 novembre à son directeur de mémoire (prendre RV).
  • A la fin du premier semestre, remettre le TER au Pôle Master et à son directeur de mémoire. Le TER est un projet de recherche pour le mémoire (voir https://sites.google.com/site/masterdethnologiesorbonne/parcours-recherche/ter )
  • A partir de janvier, garder le contact avec son directeur de mémoire et lui remettre au moins tous les deux mois un compte-rendu écrit de l’avancée de sa recherche. En cas de difficulté sérieuse ou, plus grave, de panne, ne surtout pas hésiter à le contacter sans tarder.
  • Début mai, remettre à son directeur de mémoire le plan détaillé de rédaction, la bibliographie définitive, le titre et le sous-titre du mémoire.
  • Le 31 mai au plus tard, remettre la version définitive du mémoire au Pôle Master.
  • La soutenance a lieu obligatoirement au mois de juin.

A la fin du premier semestre, les étudiants devront remettre un rapport d’étape de leur recherche, appelé T.E.R. (Travail d’Etude et de Recherche). Le TER sera noté et comptera dans l’évaluation du second semestre.

Il s’agit d’un document d’environ 10 pages.

Il comprend nécessairement les points suivants qui devront être exposés de façon précise et argumentée :

  • Définition du sujet de recherche et de la problématique
  • Etat des lieux de la littérature existante sur le sujet
  • Méthodes et techniques d’enquête retenues
  • Contacts déjà effectués pour l’enquête de terrain et, éventuellement, premiers résultats obtenus par l’étudiant
  • Limites et difficultés rencontrées
  • Plan provisoire des principaux points à traiter
  • Planning de la recherche (jusqu’à la remise du mémoire)
  • Bibliographie

Le TER doit être remis en deux exemplaires. L’un sera remis au Pôle Master Sciences sociales, l’autre directement au directeur du mémoire.

N.B. Ne pas oublier de mentionner sur le document le nom du directeur de mémoire, votre numéro de téléphone, ainsi que votre adresse e-mail.

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